Sophie Laly, réalisatrice et artiste vidéaste, née en 1973, vit et travaille entre Paris et Arles.

Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Dijon en 1998, Sophie Laly engage un travail plastique sur les notions de temps et d’espace-temps à travers lequel elle questionne la place de l’homme dans le paysage, et nous renvoie toujours à notre «être» terrestre.

Elle réalise ses propres projets d’art vidéo (installations, films documentaires, formats courts, etc.), et collabore dans le cadre de créations chorégraphiques.

Dans le milieu de la danse contemporaine française, elle collabore en tant que vidéaste avec Emmanuelle Huynh, Rachid Ouramdane, Richard Siegal, Latifa Laâbissi et plus récemment Sylvain Prunenec. En 2008, elle engage une collaboration étroite et régulière avec Christian Rizzo, l’assiste sur toutes ses pièces, et cosigne la pièce néo-fiction en 2012, ainsi que D’après nature (pièce en épisodes, à ce jour 2 épisodes) en 2018.

En 2004, son film N/EVER reçoit un prix au cours d’« Entraînements », une compétition de films initiée par l’association EDNA et Siemens Art Program. En 2007, son film nous ne sommes pas intègre la collection de la Cinémathèque de la danse. En 2008, son film PA reçoit le prix Nokia Paris-Rome, puis en 2012, un prix spécial pour la qualité cinématographique au festival LGBT Chéries-Chéris. En 2013, elle réalise le documentaire DES ENFANTS à partir du spectacle enfant de Boris Charmatz, sélectionné au festival Côté-Court de Pantin et présenté au Centre Pompidou dans le cycle vidéodanse. Depuis 2013, elle crée FADING #, une installation vidéo in situ qui met en scène l’apparition d’une maison projetée à l’échelle 1 dans un paysage. En 2016, elle réalise La 25ème image sur l’invitation de Michèle Braconnier pour les 25 ans de L’L. Un film sur le lieu et ses résidents ; un film à propos de la recherche. En 2017, à l’invitation de Mickaël Phelippeau, elle réalise Taper dans la balle, un film pensé comme une extension à son spectacle Footballeuses. En 2020, elle participe à la création de 48ème parallèle, chorégraphie pour longues distances un projet du danseur chorégraphe Sylvain Prunenec. En 2021 l’exposition « collision », au CCN de Montpellier, met en relation deux manières de se rapporter à la temporalité : le flux insaisissable du temps et l’inscription fulgurante de fragments du présent dans la mémoire. Un face à face entre une cascade et des haïkus écrits à même le mur.

sophie laly © julie barrau

Crédits photo : Julie Barrau

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